Départ dans la matinée du parc national de Monument Valley pour un autre parc national, celui des "Arches". 300 km de route sans croiser de voiture, ou si peu.En fait
, on repasse par la route qui mène à Monument Valley et on contourne le parc, ce qui fait que pendant une trentaine de kilomètres, on est à nouveau immergé dans ces paysages somptueux. Deux
villes traversées composées comme d'habitude d'une station service entourée d'une dizaine de mobile homes.
Partout, le long des routes, il y a des arrêts de bus: les enfants doivent être souvent bien loin des écoles.
Partout ailleurs, des paysages désertiques, colorés, des plaines, des canyons, des failles...
On ne s'en lasse pas...et pourtant , on se surprend maintenant à moins s'extasier sur des vues un peu plus communes...est ce qu'au bout d'un mois on va être totalement blasés ?
Soudain à Mexican Hat , une rivière: Le grande river : c'est le premier cours d'eau que nous voyons mis à part le colorado.
Comme Adrien va mieux, nous espérons pouvoir reprendre l'entrainement course à pied dès aujourd'hui. En espérant qu'il y ait beaucoup moins de chiens errants que les jours précédents.
Pendant le trajet Magali est au volant, Adrien à ses côtés et Pierre au clavier et au reportage photos sur les places arrières. Nous arrivons à Moab dans l'après-midi et nous faisons une
reconnaissance du territoire: achat des billets pour le park national des Arches, recherche d'un terrain d'entrainement pour Pierre qui n'en peut plus tellement il a envie de courrir sous
40°.Nous tombons sur un parK d'entrainement pour VTT, 4X4, Quads, où nous voyons d'énormes 4X4 qui font joujoux légalement à escalader des dunes pétrifiées de toute beauté. Les accords de kioto
sont effectivement la dernière préoccupation des américains...Les garçons qui avaient très envie de faire du VTT reculent devant...le prix des locations totalement injustifiés.... et la
difficulté technique supposée du terrain de jeu! Ce serait dommage de se blesser ici!.
Nous longeons aussi le Colorado sur quelques dizaines de km et là c'est le domaine des descente en canoés et en rafting. Le colorado qui coule ici semble plus doux qu'au fond du grand canyon mais
il y quand même quelques rapides et des endroits avec des tourbilllons. Voilà on est là devant ce fleuve mythique dans de vrai paysage de Western et chaque virage nous donne envie d'aller voir
plus loin.
On décide tout de même de rentrer : Magali, elle, a fait le difficile choix de buller en bouquinant...en attendant que son corps "refroidisse" et elle s'abstiendra de manger des donuts
!
Après un petit déjeuner copieux, nous partons vers Monument Valley.
C'est le paysage des Mésas : ces gros amas de roches rouges comme sorties du sol.Ce sont bien des paysages tout droits sortis des films de western et nous y sommes. Nous nous souvenons Pierre et
moi d'un moment fantastique à cet endroit puisque nous y sommes déjà venus. Et bien la surprise est encore au rendez vous!
Malgré notre arrivée en fin de matinée avec une lumière très pâle et un soleil presque au zénith, les couleurs sont quand même là.
Nous empruntons la route autorisée aux véhicules et qui sillonne Monument valley pendant une quinzaine de km. Tous les arrêts aux points de vue recommandés sont évidemment l'occasion de
multitudes de photos et films... mais rien ne remplace la réalité visuelle, même si avec les réglages de nos appareils, on essaye de retranscrire des images proches de la réalité.
On comprend , en voyant ces immenses masses rocheuses, pourquoi les indiens Hopis et Navajos attachent une telle importance à leur terre, aux éléments et à la place de chaque être ou
objet.
Il y a quelques chose de très chaleureux qui se dégagent de ces " montagnes "... de presque rassurant et protecteur.
Au cours des heures, la lumière changent... ce qui nous semblait surrexposé prend des teintes plus orangées presque rouges et bordeaux à certains endroits...
Dommage de ne pas être là pour le coucher du soleil, on imagine ô combien le spectacle doit être grandiose.Tout au long de notre ballade, nous retrouvons de petites échoppes où des bijoux et
objets locaux sont vendus mais même si on jette un coup d'oeil, il est difficile d' acheter partout d'autant plus que les prix nous semblent parfois excessifs.
Nos Trisudiens posent devant les éléments qui doivent leur apporter énergie et courage pour les prochaines compétitions : il faudra sans doute compter sur un peu de magie car les entrainements ne
sont pas au rendez vous !
Nous retournons à l'hôtel vers 16 h cuits par le soleil.Adrien est presque guéri depuis qu'il a enlevé son collier porte bonheur qui devait lui apporter la force et la puissance de l'ours et il a
enfin faim !( on se demande s'il doit remettre le collier demain : on fera un essai et on vous tient au courant sur la magie éventuelle du grigri ) Repos à la chambre ... piscine ... burger king
( eh oui encore! ) ... et mise à jour du site ce soir.
Petite balade dans les rues de Flagstaff
On a donc mangé hier soir dans un vrai bar américain, avec un comptoir immense, des tables en formica, des juxe-box des années 60 sur les tables mais qui ne fonctionnent plus. On prend
chacun un plat avec de la viande sans bien comprendre ce qu'on va avoir dans son assiette. En début de repas on nous apporte une tasse de soupe et de la salade qui sont comprises dans le repas.
Moi, j'adore leur soupe même avec cette chaleur ( on y a déjà goûté il y quelques jours ). Les assiettes avec la viandes sont gigantestsques... et les pièces de viande aussi, l'accompagnement de
légumes est souvent avec patates, tomates et épis de maïs entier cuit ). La serveuse est patiente avec nous pour nous expliquer les différents styles de sauces... on devait faire pitié avec notre
bouche ouverte à chaque fois que l'on ne comprenait pas ce qu'elle nous demandait.
Le lendemain : départ pour Chinle assez tôt car nous avons environ 350 km à faire. Nous avons passé une nuit agitée avec beaucoup de bruit près de l'hôtel qui se trouvait devant l'autoroute
et la voie ferrée. Avec un train d'un km qui passe au moins toutes les heures en klaxonnant et les poids lourds toute la nuit ,imaginez un peu ! Nous sommes sur la route 66, il y a beaucoup de
motards avec de gros choppers et toujours d'énormes poids lourds.
Nous nous arrêtons à " météor Crater " où nous allons rester deux bonnes heures à visiter. Ce cratère a été formé par une météorite il y a 50 000 ans. C'est le plus grand cratère météotoritique
connu ( circonférence 4,5 km , diamètre 1260 m , profondeur 175 m )
Sa configuration lunaire l'a fait élire centre d'entrainement pour les astronautes d'Apollo.
D'ailleur comme vous le voyez Pierre a signé tout de suite pour les futures séances d'entrainement ( il en a marre du vélo !!! )
Départ ensuite vers Chinle. Nous sommes sur une route complêtement désertique dans tous les sens du terme. Ce qui est marqué comme des villes sont vraiment des regroupements, quelques
préfabriqués ou des petites villes minuscules avec station service et petit centre commercial. Nous sommes encore à la recherche de médicaments pour Adrien qui cette fois est plié en deux
dans la voiture avec des brûlures d'estomac, il ne mange rien depuis deux jours ( résultats on pense de la bouffe mexicaine, de l'antibio, l'aspirine pris à jeun, et des jeûnes trop fréquents. Un
Bidon de ce qui semble être du Maalox et du Zantax 75 trouvé dans l'épicerie d'une station service devrait faire l'affaire.
Nous arrivons à Chinle vers 16 h. Pierre d'emblée voit qu'il ne pourra pas faire de séances course à pied ici car il y a beaucoup de chiens errants. La ville est minuscule. Si vous avez
déjà lu des livres de Tony Hillerman , vous connaissez cette ville: Les enquêtes policières des deux flic Navarro se passent ici.
Là, les centre commerciaux ne sont plus pour touristes mais bien pour la population locale.
Nous trouvons l'hôtel qui est très classe et Adrien a décidé de ne pas ressortir et de se coucher. Nous essayons de lui trouver une alimentation acceptable pour son stomach, et nous, nous
ressortons.
Nous avons décidé d'aller jeter un premier coup d'oeil sur le canyon de Chelly qui se trouve à 5 miles de Chinle. Nous prenons à nouveau une claque en découvrant le site somptueux.
Comme un peu partout en territoire Navaro, des femmes et des enfants, à même le sol, vendent quelques bijoux. La vie ici apparait très dure pour ces premerrs habitants du continent américain.
Certains quartiers, voire même des villages entiers nous font penser aux baraquements de roms en France. L'image de l'Amérique triomphante est bien loin. Paris n'est pas la France, comme les
grandes villes US ne sont pas l'Amérique...ça casse bien l'image hollywoodienne et lissée qu'ils veulent bien nous donner à travers leurs films. Bref, nous retrouvons Adrien sur son lit de
souffrance et devant quelques films rapportés sur le PC portable, non sans avoir au-préalable réservé une sortie Jeep avec un accompagnateur Navaro pour le lendemain matin.
La danse de la pluie faite par Magali est très efficace car il a plu toute la soirée d'hier et la tente d' Adrien a mouillé un peu. Après avoir visionné une fois de
plus la vidéo ce matin : re-orage ! Trop forte la fille !
Adrien est malade et a de la fièvre. On ne prend pas de risque avec sa "petite santé" et on le colle tout de suite sous antibiotiques ( je sais c'est pas bien mais on est loin ... et lui n'est
vraiment pas en forme ).Grâce à ce fichu gros rhume , nous avons pu "visiter" le rayon pharmacie des grandes surfaces qui est vraiment impressionnant . On trouve quasiment de tout et c'est trié
par symptômes... évidemment Moi j'adore et j'y resterai des heures à lire les étiquettes.
Pierre a fait une séance course à pied tôt ce matin avec de mauvaises sensations avant de s'apercevoir que nous étions quand même à 2700 d'altitude. C'est vrai qu'un plateau c'est plat...
La matinée est consacrée à plier les affaires de camping, à visiter les derniers endroits avec vues sur le fond du grand canyon dont le point de départ d'un sentier de randonnée qui plonge vers
le grand canyon.
C'est également de cet endroit
que partent les promenades à dos de mulet. On a déjà un mulet avec nous : "bourinos", mais quand il découvre l'a pic des paroies qui sont au bord du chemin, la bête se cabre et fait demi- tour...
on ne peut pas être téméraire dans toutes les situations...
Malgré cela la carcasse s'accroche au branche et continue fièrement sont chemin sur des sentiers moins escarpés....il faut dire que les vues sont superbes et nous repartons sur la route en
direction de "desert view" : dernières visions du grand canyon... snif même sous l'orage qui se prépare.
En direction de Flagstaff, nous commençons à avoir un aperçu de ce qui nous attend dans les prochains jours. Nous rentrons dans les territoires indiens Wapakhi, Hopis. Les terres sont rouges... à
perte de vue.En bord de route beaucoup de minuscules échoppes tenues par des indiens: des bijoux, des dream catcher, des poteries...
On se dit que c'est là qu'il faudra acheter nos souvenirs...
mais il ne faut pas être trop dupe ... beaucoup de souvenirs vus dans les boutiques sont made in china et très chers. Il faudra rechercher peut être des choses plus authentiques ...
Sur la route, d'autres canyons moins prétentieux mais tout aussi impressionnants. Nous sommes ce soir à Flagstaff, une ville mignonne entourée de centres commerciaux horribles, d'un
volcan sur sa droite et d'une montagne de près de 4000 mètres sur sa gauche. La ville est situé sur le même plateau que celui du Grand Canyon si bien que la montagne ressemble à une aimable
colline mais Flagstaff se situe tout de même à plus de 2000 mètres d'altitude.
Parlons un peu de l'alimentation. Pour des athlètes : pas terrible . Après s'être essayé à quelques restos et mac do les deux premiers jours, cela fait
plusieurs jours que nous nous nourrissons de pain de mie et de jambon plein de flotte. Le reste de la charcuterie est à l'identique. Tout ce que nous achetons a un goût légèrement sucré même les
carottes crues en sachet, la viande séchée et ce qui est vendu pour être du fromage.
Là aussi, ça fait partie de la " magie " du voyage. Nous essayons parfois des trucs qui nous semble bons par la couleurs ( style des bonbons rouges ) et l'on se retrouve la " gueule en feu " à
cracher comme des malades des trucs à la canelle hyper poivrés qui seraient vendus en France dans les rayons de farces et attrapes.Bref, on a tout de même des gros coup de fringale et il va
falloir qu'on s'organise : d'ailleur ce soir : resto et grosse envie de vraie viande
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