Il nous reste une longue journée à San Francisco. Nous nous réveillons courbaturés par notre expédition de la veille et nous décidons, vu les distances, de récupérer
la voiture. Le ciel est complètement couvert et il ne doit pas faire plus de 10°. On veut essayer d'aller voir le Golden Gate mais on ne se fait aucune illusion : Il est déjà dans les nuages même
quand il fait beau alors, ce matin, il ne faudra pas compter l'apercevoir!
Nous nous dirigeons donc d'abord vers le Golden Gate Park qui est l'équivalent de Central Park de New York. Nous avons la chance d'assister à un match de Base Ball: Nous sommes quasiment les
seuls spectateurs mais c'est fantastique d'être là.
Moi j'essaye de comprendre les règles et je m'amuse surtout à écouter les cris d'encouragement hystériques d'une mama mexicaine qui est une fervante supportrice de son fils Pepitto ( qui doit
bien avoir dans les 25 ans ). Je promet à Adrien de mettre la même ferveur dans mes encouragements lors de ses prochaines compétitions et ça n'a pas l'air de lui convenir.
Nous sommes près du quartier de Haight Ashbury : quartier où étaient installés les hippies, musiciens, marginaux homosexuels, dans les années 70. C'est ce quartier qui est réputé aussi pour ces
maisons victoriennes si particulières. C'est aussi ici qu'on vécu des chanteurs célèbres comme Janis Joplin.
Nous nous arrêtons sur Baker street car je pense me rappeler que cette rue est souvent citée dans le roman " les chroniques de san francisco" d'Amistead Maupin . C'est incroyable. Aucune maison
ne ressemble à l'autre. Elle ont toutes une forme et une couleur différente. Toutes les moulures à l'extérieur sont peintes. Les maisons sont collées les unes aux autres, séparées par une
minuscule allée ou des escaliers. Elles ont toutes un côté mystérieux qui fait penser aux vieux films amériricains ou anglais.
Le soleil se lève un peu et nous décidons d'aller nous ballader sur les quaies du port: c'est le quartier Fisherman's Wharf. On veut en fait essayer d'aller visiter la prison d'Alcatraz mais nous
découvrons qu'il faut réserver plusieurs jours à l'avance. Nous décidons donc de faire l'impasse sur le bateau d'autant plus que le temps se couvre, qu'il fait vraiment froid et qu'en plus il y a
foule de touristes et d'attractions et boutiques pour eux ... donc pour nous. ca nous gave un peu et on a pas envie de rester même si le détours vaut le coup d'oeil quand même! Tant pis pour
Alcatraz, nous optons pour aller directement sur le Golden Gate. Plus nous approchons, plus le temps se couvre: nous découvrirons donc le Golden Gate ou plutôt ses pieds... tout le reste étant
dans la bruine! C'est frustrant !
Aux alentours du pont, c'est l'effervescence... beaucoup de touristes... mais aussi ... des mariages... des groupes qui font du vélo... beaucoup de joggers qui courrent sur les chemins et
les trottoirs qui longent la côte.
Nous repartirons vers le centre ville et Pierre a décidé de descendre Lombart Street en voiture. Il nous faudra monter avec multes effets de frein à main et de crissements de pneus dans des rues
que même des triathlètes entraînés ne monteraient pas en vélo... pour finir par redescendre les fameux virages... toujours dans quelques crissements de pneus... en 1 mn !!! La légende veut que
descendre cette rue ensemble porte bonheur : l'avenir le dira ! Mais on a trouvé la maison bleue accrochée à la colline...
Cette journée est à nouveau passée à toute vitesse. Nous aurons silloné une grande partie de la ville mais n'aurons pas visité ni Alcatraz, ni tout le Golden Gate Park avec son Japeneese
Garden. Nous n'aurons fait aucun musée faute de temps et on se dit qu'il aurait été très sympa de louer des vélos et de faire une randonnée en passant sur le Golden Gate, sur l'autre côté où il y
a des sentiers balisés pour cyclo : dommage! ce sera pour une autre fois!
Il faut bien se donner envie de revenir !
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